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J226 - Dimanche 30 mai: 5km avant Inari – 1,5km avant Kaamasmukkä

74,22km  –10H44’
Altitude : 232 m
Hier, nous avons trouvé un gîte à Inari, dans ce que nous pourrions appeler une maison qui fait chambres d’hôtes avec une kitchenette, nous permettant de préparer notre repas, comme à la maison. Lissu habite Helsinki, elle travaille comme saisonnière pour aider Satu, la propriétaire des lieux. L’année dernière, elle est venue étudier le Inari Sâme , la langue sami du secteur, car par exemple, les Sâmes de Russie parlent un autre Sâme, si différent qu’ils ne se comprennent pas. Satu est Sâme, elle parle sa langue maternelle, le finnois, l’anglais et je pense sans doute peut-être l’espagnol, puisqu’elle y a une maison. Satu est une femme polyglotte qui habite avec son mari près d’Inari, une maison sans eau courante, ni électricité. Sa famille vit encore un peu plus au nord, à Karigasniemi et Utsjoki, deux petites villes à la frontière norvégienne.
Avec Lissu, hier, j’ai eu l’occasion de manifester mon étonnement de voir si peu de Sâmes en Laponie Finlandaise. Il est vrai qu’ils sont peu nombreux et la jeune génération pour continuer ses études, doit aller jusqu’à Rovaniemi, l’université la plus proche .  Les jeunes Sâmes partent un peu plus au sud et d’un autre côté, l’accès du nord est facile pour les Finlandais.
Lissu m’expliquait que les Sâmes parlent leur langue entre eux, mais dès qu’une personne de langue finnoise arrive, ils parlent finnois. La question qui demeure, est- ce que le Inari Sâme survivra avec les générations futures ? Lissu l’espère. A Inari, il existe une classe où l’enseignement est prodigué en Inari Sâmi, et Satu m’expliquait qu’à Karigasniemi, il n’y a que l’école primaire, après, il faut aller à Utsjoki, pour les classes supérieures.
Au 38ème kilomètre, nous bifurquons sur la route N°92, pour rejoindre Karigasniemi, ville frontière avec la Norvège , que nous atteindrons demain. Serge montre son étonnement, il pensait encore monter plus haut… L’éternelle  question de toutes les personnes que l’on croise : « Allez-vous au Cap Nord ?» fait partie de notre quotidien, comme une évidence. Et bien en tant que touriste, j’avoue que j’éviterais le Cap Nord, où s’empressent camping-cars, caravanes … Trop de monde ! Et puis Satu m’a donné un tuyau que je  partage avec vous. Le point le plus septentrionnal continental européen n’est pas le Cap Nord, mais un lieu nommé Kinnarodden, près de Mehamn. La route qui y mène est en bon état puisqu’elle a été faite il y a deux ans, et Lissu qui s’y est rendue l’année dernière, ouvre de grands yeux pour vous signifier que les paysages  sont à vous couper le souffle. La tranquillité y est assurée, dommage, nous n’irons pas plus haut car pour nous , il est temps de poursuivre un peu vers l’ouest avant d’amorcer la descente demain. Amateurs de tranquillité, hors des sentiers battus, vous voilà avisés.
A quoi Serge a-t-il pensé aujourd’hui :
•    A sa maman, en ce jour de fête des mères
•    A la finale de Roland Garros, il pense que c’était aujourd’hui, mais là, je crois qu’il a un peu d’avance
•    A l’organisation de la course trans-continentale Los Angeles – New York prévue pour 2011 avec déjà 31 pré-inscriptions.
•    Au nombre de côtes et de descentes sur la route 92, il ne les a pas comptées.
•    A Christophe Vissant, qui a franchi hier les 2000km et se dirige vers la Grèce.

Anecdotes du jour :
•    Un couple d’Italiens arrêtés sur la route, garés en quinconce avec le fourgon, entament la conversation avec Eliane et René. Ils leur demandent s’ils vont au Cap Nord, la réponse sera non, mais en Norvège, oui. La dame sort alors un petit sachet de cartes postales timbrées, qu’ils ont oublié de poster avant la frontière. Nous repartons donc avec des cartes postales à poster en Norvège.
•    La police, de passage à ce moment-là, s’est arrêtée pour expliquer à René qu’il ne fallait pas mettre ses feux de détresse lorsque l’on était pas en détresse, même si le véhicule est garé à moitié sur la route ? La route N°92 n’est pas très large, les possibilités d’arrêt sont restreintes et compte tenu de la circulation, rester 30 minutes garés sur la chaussée n’occasionne pas de gêne.  


Tracé du jour avec Google Earth

Ville : 1,5km avant Kaamasmukkä

GPS : N 69.20’11.1° E 026.34’26.4°