Départ le 17 octobre 2009 à 11H00 Du Stade Charlety à Paris : 99 boulevard Kellermann 75013 PARIS Accès : Métro : Tram T1 RER : B - Cité Universitaire Gare SNCF la plus proche : Gare Montparnasse Description de l'accès routier : Sortie périphérique : Porte de Gentilly
Ce périple sera placé sous le signe de la jeunesse. D’ores et déjà, un certain nombre de professeurs nous ont contactés afin que leurs élèves suivent ce Tour d’Europe de façon régulière durant cette année scolaire. Nous avons également un partenariat privilégié avec 2 Communautés de Communes de Seine Maritime : celle de notre Canton de Goderville et celle du Havre. Ainsi les élèves de classe de CM1 et CM2 auront la possibilité de voir Serge passer, de courir et de discuter avec lui, de le suivre sur l’année via le site internet et de le revoir à son retour pour lui poser toutes les questions suscitées durant ces 12 mois de course et de découverte de l’Europe.
Enfin, mardi dernier nous avons passé une demi journée avec 2 classes de 4ème du Collège Jean Renoir de Bourges (photo ci-jointe). En mai, nous rencontrions de façon fortuite le principal du collège, M. Alain Payen et depuis les idées ont germé pour faire de ce tour de l’Union Européenne en courant un support éducatif et pédagogique. Ce mardi, après nous être présentés aux élèves, avoir couru avec eux, expliquer en quoi consistait cette aventure, rencontrer toute l’équipe enseignante en charge de ce projet et enfin rencontrer les parents d’élèves, le projet est lancé. Ces 53 élèves auront sans doute la chance de pouvoir venir nous rencontrer en Pologne. Au-delà de ce voyage, ils suivront de façon interactive l’avancée de Serge au quotidien, les professeurs se servant de ce support pour travailler leur matière de façon privilégiée, d’autant plus que l’Union Européenne est au programme de ces classes de 4ème. Un projet enthousiasmant et qui ne cessera de s’étoffer au fil des kilomètres.
J-32 : Départ le 17 octobre à 11H00 du stade Charléty à Paris
Le Tour d’Europe prendra son envol le samedi 17 octobre 2009 depuis le Stade Charléty à Paris. Le départ sera donné à 11H00 en présence des 3 partenaires de l’évènement : l’Union Financière de France, le Centre des Jeunes Dirigeants et l’équipementier Mizuno. Le CJD Centre et Ile de France a concocté un parcours d’une bonne cinquantaine de kilomètre entre Charléty et Pontoise (cliquer sur le lien – peut être soumis à légère modification): Détails Parcours Etape 1
Vous pouvez vous joindre à Serge et ainsi parcourir la distance en entier jusque Pontoise et pourquoi pas effectuer votre première distance de longue endurance, il est également possible de rejoindre Serge sur une partie de ce parcours. Pour ceux qui n’oseraient pas, la vitesse horaire moyenne est estimée à 9km/heure maximum. Chaussez vos running et devenez acteur de l’évènement.
2009-09-15
Mil Kil Arrivée : Le Clapier à Sète 25 août
L’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt. Donc, je pense qu’un bel avenir nous attend compte tenu que ce matin, le réveil s’est manifesté à 3h15 comme nous lui avions demandé. Inutile de vous préciser que ce matin, toute l’équipe avance au radar. Serge dort debout. Au 3eme kilomètre, il vacille,il titube, je le prends par le bras, il dort . Nous l’installons dans le camping car où il redormira ½ heure. Le deuxième départ semble le bon. Il ne part pas à 15km/h mais le ton est donné. En fin de matinée, nous avons une invitée sur la course. Dame pluie est la bien venue. Ce petit crachin rafraîchi mais il fait encore lourd Ca sent l’écurie ou plutôt l’air iodé, le parcours est nettement moins vallonné et le temps est idéal. Ces 3 paramètres font que la matinée se déroule à merveille. A midi nous sommes à Clermont L’Hérault ‘à 50 km de notre dernier campement. Serge ne prend que 20 mn pour manger et il ne fait pas de sieste. Un seul objectif en tête : arriver à Sète. L’après midi se déroule sans encombre mais n’en demeure pas moins interminable, les kilomètres sont de plus en plus longs Au sommet de la dernière bosse peu après Plaissan, « Mer en vue ». A l’approche de Sète, la circulation s’intensifie, coureurs et suiveurs doivent rester concentrés et vigilants Le Mont St clair approche malgré une circulation infernale. Jusqu’au dernier moment nous aurons eu le stress de la route et de guider Serge dans de bonnes conditions. Serge doit passer des écluses et petits ponts et le dernier kilomètre se fait à vitesse très réduite. Des barrières sont installées il se prépare un feu d’artifice. Laure nous apprend qu’il s’agit des fêtes de la St Louis très réputées semble –t-il. L’organisation vient à la rencontre de Serge sur les derniers kilomètres ce qui facilitera la navigation sachant que maintenant avec le camping car et la foule nous avons peur d’arriver après lui sur la ligne d’arrivée et de manquer ce moment unique en cet instant. Ouf, nous voici sur la ligne d’arrivée et Serge arrive sur nos pas : 9 jours 12 heures et 22 minutes. La fatigue s’efface l’espace d’un instant….Que du bonheur Joël
Dur dur quand le réveil sonne à 5h1/2. Je rassemble vite fait mes affaires et mes idées pour préparer le petit déjeuner : 10 mn de préparation, 10 mn pour le prendre, 10 mn pour se préparer à partir et à 6h la caravane s’ébranle dans la nuit. Nous sommes obligés René et moi de partir en même temps que Serge car nous devons le guider aux intersections pas à cause d’un balisage défectueux mais, il n’est pas facile de localiser la signalétique avec simplement une petite lampe frontale. Il ne faudrait pas perdre Serge car il n’aimerait pas ça. Cette étape sera difficile non pas à cause de la chaleur mais par le relief. Serge commence par une longue descente avant d’entamer la montée au col de Vernhette (1029 m). Il arrive au col à midi, extenué mais souriant et détendu. Deviendrait il sage subitement ! Il décide de faire la pause déjeuner. Aussitôt dit aussitôt fait, nous mangeons et il se repose ½ h A 13h quand il repart, le ciel est légèrement voilé et surtout, le vent s’est calmé. Ce matin durant l’ascension, il avait le vent de face. Son calvaire n’est pas pour autant terminé. Il faut descendre pendant 10km sur St Rome de Tarn.. Si les montées sont fatigantes et épuisent, les descentes sollicitent les quadriceps. A St Rome de Tarn, il a les cuisses en feu. A Roquefort sur Saulzon, ça grimpe de nouveau. Toute la journée aura été faite de successions de côtes et de descentes mettant les muscles des jambes à rude épreuve. A cet endroit, Serge n’a plus d’énergie, il est complètement vidé, il titube. J’ignore ce qui le fait avancer. Là, il faut du moral pour ne pas s’arrêter sur le bord de la route. La question que nous nous posons est la suivante: le déficit d’énergie est tel que ce n’est pas une heure ou 2 de repos qui vont recharger les batteries, il faut trouver un compromis . Il se traînera encore pendant une heure et soudain, minute après minute, sa foulée semble plus engagée, son allure augmente et surtout, il se redresse Serge, quand il est fatigué, se casse en deux et penche comme s’il allait tomber. C’est à peine croyable, la machine est repart. Il passe les 900km à 22h56 soit en 8jours 14 heures et 56minutes. On immortalise cet instant, déjà il repart, il ne veut pas se coucher trop tard et l’orage menace. L’étape longue de 92,8 km se termine au kilomètre 906 à 3 km du village « le Clapier » Elle comportait 1000m de dénivelé positif et 1000m de dénivelé négatif. Joël
2009-08-25
Mil Kil : Arpajon sur Cère - La Capelle Viaur 23 août
Encore une petite nuit. 3h de repos uniquement, le temps est compté. A peine le pied par terre, Serge construit le scénario idéal de la journée. Sera-t-il réalisé ? Son corps n’est qu’une douleur. Ce matin, il fait appel à Laure pour lui enduire les pieds de pommade anti-frottements et lui mettre ses chaussettes tellement il est raide La nuit a été courte mais réparatrice vu le rythme et l’allure qu’il s’impose. Il alterne bien entendu course et marche mais la phase course est plus importante que la phase marche quelque soit le relief. Ces derniers temps, ce n’était pas le cas. Qu’est ce qui le dope comme ça ? J’ai la réponse, c’est la venue de Laure très certainement. Nous allons la supplier pour qu’elle reste jusqu'à Sète Quant aux paysages, les jours se suivent et se ressemblent et ils sont toujours mirifiques Après la Creuse, le Cantal, nous voilà dans l’Aveyron. Ce matin, nous sommes partis à la fraîche, Serge a bien fait d’en profiter car au fil des heures, on sent que le soleil ne nous épargnera pas. Courir sous cette canicule use les organismes, fatigue, oblige le corps à lutter et à ce stade de la course, toutes les réserves sont épuisées ou presque. A partir de 14h, la chaleur est à son paroxysme : 33° à l’ombre. Nous rapprochons encore les ravitaillements. Tous les 2,5 km, nous lui proposons de l’eau. A 15h, Laure nous quitte pour rejoindre sa Normandie. C’est bien dommage, car à 3 personnes et 2 véhicules, nous avions plus de confort et moins de stress. A 17h, Serge frôle le coup de chaud. La progression n’est plus possible, on arrête tout et on dort 2h à l’ombre sur les bords du Lot. Que c’est agréable, un peu de repos et de fraîcheur. A 19h, il repart après le repas. Il fait encore chaud mais on sent déjà la température qui décroît ce qui va faciliter les choses. En ce début de nuit, Serge se sent bien, sa progression est régulière. A 11H40, il passe les 800km et la ville de Rodez. Nous terminerons l’étape au kilomètre 814 à la Capelle Viaur juste avant d’entamer le tronçon le plus difficile en dénivelé. Encore une belle étape de 95,5 km. A 2h15 on va vite se coucher, pour vite dormir et vite se reposer. Même en ultra, il faut perdre un minimum de temps c’est une course au kilomètre et contre le temps qui passe. Joël
10 abandons à ce jour sur 19 partants. Au classement provisoire : Serge est 4ème - A 15H15’ Gilbert Codet (3ème) avait une avance de 19km. Alexandre Forestieri est toujours 1er et Christian Efflam 2ème (position des coureurs : site www.yanoo.net )
Serge a mal dormi, tout son corps le fait terriblement souffrir et perturbe son repos. C’est dommageable Après 6 jours de course, deux paramètres sont importants et qu’il ne faut pas négliger, c’est l’alimentation et le repos. Il quitte le campement à 6h30. Je l’imagine plus avec un déambulateur que pour le départ d’un 100 km. Cette impression sera de courte durée car à peine 5 mn après, Serge trottine et le voilà parti dans la, fraîcheur matinale Le thermomètre affiche 13°. Malgré ses souffrances et le relief, il avance à une bonne allure tout en admirant le paysage Il faut dire qu’il serait dommage d’emprunter ce parcours sans profiter de tout ce que la nature nous offre. Nous avons traversé le marché de Mauriac. Il fallait se faufiler parmi la foule et zigzaguer entre les étals de fraises diffusant leur doux parfum caractéristique. A la pause du déjeuner, à Anglars de Salers nous avons la surprise de voir Laure nous rejoindre pour le week end. Un peu de réconfort et de soutien ne fera pas de mal à Serge. Un bon repas et une bonne sieste d’une ½ heure et il nous quitte pour prendre la route en direction de Salers : joli petit village très touristique perché sur la colline aux rues étroites ce qui ne facilite pas la tâche de René aux commandes du camping car. Nous ne prenons pas le temps d’acheter du fromage bien que nous empruntions la route des fromages AOC. Ils nous faudra absolument revenir profiter pleinement de cette très belle région que je ne connaissais pas. Joël Les journées sont longues et harassantes tant pour le coureur que pour Joël et René dont les visages sont marqués par la fatigue. Serge m’apparaît en forme et tient le cap mais aujourd’hui je suis un élément perturbateur dans une organisation bien huilée. J’accompagne Serge dans la montée du col de Legal (point culminant de l’épreuve à 1231 m) pour discuter avec lui de la semaine passée. Le col est atteint après 2 heures de marche à 18H40’. Puis nous ferons une pause au café-crêperie « Croix de Chelles » au kilomètre 693,5 à 20H30. Serge n’est pas satisfait de mon initiative mais Joël et René se régaleront de Tripoux, de choux farcis, de gaufres et de crêpes en dessert. Serge part se coucher en maugréant …tandis que nous buvons une bonne bière fraîche. Un peu de douceur dans un monde de brutes. Les paysages sont somptueux d’après l’équipe, le Cantal a terminé de tous nous séduire même Serge qui malgré la fatigue n’est pas indifférent à tout se qui l’entoure. A l’approche d’Aurillac, un feu d’artifice et un fond sonore nous laissent présager que la ville est en grande effervescence. Nous décidons que j’accompagnerai Serge à vélo pour traverser Aurillac. La Traversée de la ville aura lieu dans une cacophonie et une ambiance plus que festive. Il s’agit du festival du Théatre de rues qui ressemble plus à un champ de bataille avec des centaines de bouteilles écrasées par terre et des jeunes enivrés qui ne tiennent plus debout buvant leurs bouteilles d’alcool à pleine bouche. Il y a des milliers de personnes dans les rues en cette heure tardive et cette ambiance nous rassure à moitié. La sécurité est partout mais nous sommes témoins des débordements de cette fin de soirée. Le centre ville est inaccessible en véhicule, le choix du vélo était une bonne alternative. Nous retrouvons le calme tandis que Joël et René contournent la ville avec les véhicules. Une fin d’étape sans hic ne serait pas normal et du même coup nous ne retrouvons pas le camping car. Tous les chemins semblent emprunter la D920 en direction de Rodez que nous avons suivi scrupuleusement. Du coup Serge continue à marcher tandis que j’attends les gars et le camping car sur une aire de Service qui servira de campement. Nous récupérons Serge après avoir bombé sur le bas côté sa position et retournons sur l’aire de stationnement 800 mètres en arrière. Il est 2H05’ du matin et Serge a parcouru 99,5km pour ne pas dire 100. Espérons que la nuit sera douce. 719,5km au compteur. Laure
2009-08-23
Mil Kil : Masbaraud Merignat à Neuvic 21 août 09
La petite erreur sur la fin d’étape d’hier a contrarié Serge. En course à pied, psychologiquement un écart de 3km c’est énorme. Serge passera la matinée, renfermé sur lui-même. Quant à la course, la température est idéale, pas trop chaud, pas de vent, les paysages sont somptueux. Les ravitaillements en bordure de lac nous font penser aux vacances. La seule ombre au tableau, c’est le relief. Nous avons monté 440m de dénivelé en 50 km. Ce style de profil, à ce moment de la course fait très mal aux jambes et fait baisser la cadence. A midi 30, pause déjeuner - l’objectif des 40 km par ½ journée est atteint. Après avoir dégusté la traditionnelle assiette, il se couche pour une petite sieste de 25 minutes avant de reprendre la route. L’après midi se passera sans encombre, l’allure est constante, Serge est très concentré, il est dans sa course. Le premier coup de fatigue intervient à 19h. On profite spontanément, de cette baisse de forme pour manger. Panique, rien n’est prêt mais, l’équipe à plus d’un tour dans son sac et en un tour de main, 10mn après tout le monde est attablé. Serge prend le temps de manger et se repose ½ heure pour faire les 30 derniers kilomètres. En cours de route, nous devons refaire le plein d’eau. A Meymac, je cherche une fontaine en vain. Je croise une dame et lui demande où puis je trouver de l’eau. Elle me dit « Chez moi, à 500m, voilà mes clés, allez dans le garage, servez vous et rendez moi les clés » Quelle confiance !! On passe le kilomètre 600 à 21h32. On s’enfonce dans la nuit jusqu'à 01h30 du matin pour poser le campement à Neuvic après 102 km pour ce jour.
La nuit n’a pas été réparatrice. Serge a mal dormi, il souffre d’une douleur au genou. Il se renferme sur lui-même, il échange peu. La machine est légèrement enrayée. Il court à 6 km/h, il ne nous a pas habitué à ce rythme surtout en début d’étape. 24 km après le départ, il demande à se reposer, il dort 35mn. Serge est d’une façon générale un gros dormeur et a besoin de beaucoup de sommeil pour récupérer. La succession de 4 petites nuits commence à peser lourd dans la balance. Il ne fait pas de pause à midi pour limiter la perte de temps mais ça moyenne horaire diminue à 5 km/heure. C’est la limite que Serge s’est autorisé pour arrêter sa progression et faire un break car avancer à cette allure, use le moral. A l’entrée de la Souterraine, il n’est pas bien, il s’arrête de nouveau pour se reposer. Nous sommes très vigilants, nous le suivons pas à pas car nous craignons une défaillance. Il est difficile de le ravitailler, il a mal au ventre, il a envie de vomir bref, rien ne va. Nous faisons notre possible pour lui donner envie de manger. On tente une salade de fruits, une petite soupe fraîche à la façon du chef (compote, banane écrasée, biscuits émiettés et un peu de miel) De nouveau, il a sommeil et n’avance plus. On lui suggère de faire une pause de 3 ou 4 h mais il refuse dans un premier temps il veut progresser à tout pris et tenir son objectif de 100km coût que coût. A St Priest la Feuille, il accepte notre proposition, nous trouvons un coin ombragé, ce qui va permettre à tout l’équipage de se reposer et de dormir 2h. Ce petit break est salutaire - il repart et son allure nous démontre que ça va nettement mieux. A l’approche de Mourioux, nous passons le kilomètre 500 après 4 jours13 heures et 4 minutes. A ce point précis, l’équipe est séparée pour cause d’une déviation pour tous les véhicules : René à donc pris le camping-car pour nous rejoindre au-delà des 500km et pour ma part j’ai accompagné Serge en courant sur cette portion et ainsi ramener une belle photo ci-jointe. Désormais nous sommes plus près de la Méditerranée que de la Manche. Serge décide de s’arrêter à Bourganeuf. Suite à un manque de concentration, nous stoppons Serge 3 km avant à Masbaraud Merignat au kilomètre 518. Il aura parcouru 86km. Joël
2009-08-21
Mil Kil : Mont sur Guesnes - Le Varrat - 19 août
Une journée durant laquelle nous n’aurons pas bien profité de la douceur Angevine ce n’est pas faute d’être parti en retard puisque comme chaque jour maintenant Serge décolle à 6H20. Il quitte le campement improvisé compte tenu de l’heure tardive de la fin d’étape d’hier. Foulées après foulées, inlassablement Serge avance. Le parcours du début d’étape est vallonné et très verdoyant ce qui permet de faire abstraction de la fatigue qui s’installe de jour en jour. A 12h30, j’ai le feu vert pour préparer le repas, les 40 premiers kilomètres sont faits. Nous déjeunons à l’ombre d’un petit bosquet. Serge ne veut pas profiter de cette apparente fraîcheur pour faire un break. Il soigne néanmoins une petite ampoule sur un orteil et il repart en pleine chaleur. Tous les 3 km, on lui donne à boire, on mouille le bob et un bandana afin de lui éviter la déshydratation et le coup de chaud. La température est suffocante, la progression est lente mais régulière Serge avance ….. Le kilomètre 400 est passé en fin d’après midi juste avant 18H soit en en 3jours 9h 59mn et 30 secondes. Il arrive pour dîner extenué, épuisé, il ne supporte plus le soleil. Il fait une coupure d’1h30, il mange et dort 3/4h. A 21h, il repart. Nous décidons de l’accompagner car le physique entamé et la fatigue aidant il ne nous semble pas raisonnable de le laisser repartir seul. C’est René qui s’y colle son road book autour du cou. Il s’avère que tout le monde y trouve son compte dans cette nouvelle organisation. Serge n’a plus à se préoccuper du parcours, il a de la compagnie, les suiveurs sont plus sereins, j’arrive même à dormir entre les ravitaillements. En cas de problème, nous pouvons échanger avec les portables …quand il y a du réseau ! Le scénario de fin est toujours le même, Serge retrouve la forme, il faut dire qu’il fait bon, que la température a baissé , il ne profite pas du paysage mais il profite du calme de la nuit, des bruits, des grillons. Un vrai bonheur pour nous tous. On termine l’étape au lieu dit « le Varrat » au kilomètre 432,7. Serge aura parcouru 102,5 km encore une fois. Joël
PS : retard dans la mise à jour car la connection internet fonctionne de façon aléatoire dans le Limousin et dans la Creuse. Sachez qu’en ce jeudi matin, Serge a passé les 500km et qu’il est entrain de monter en direction du plateau des Millevaches. Depuis hier c’est très difficile tant physiquement que moralement mais toute l’équipe tient le cap vers la méditerranée.
2009-08-20
Mil Kil : St Georges sur Loire à Mont sur Guesnes - 18 août
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage……
Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur Angevine. (Poème de Joachim du Bellay)
Nous arrivons en Anjou, et Serge espérait profiter de cette douceur mais la journée s’annonce difficile.
La matinée commence bien, à 7h nous franchissons le pont qui enjambe la Loire à Chalonnes sur Loire. Sur ce pont, surprise ! Une dame propose aux coureurs une part de tarte aux pommes maison. A 8h pile soit 48H00 après le coup de sifflet à St Malo, Serge affiche 237km. Il apprécie ce nouveau paysage sur la corniche Angevine entre Loire et vignobles du Layon. Je suis dans mon élément puisque mon lieu de résidence se situe aux environs d’Angers. Nous sommes dans les grandes appellations du Layon « Chaume Quart de Chaume Bonnezeaux » ; Quelques amis viennent à notre rencontre : Thierry à la sortie de Chalonnes, Eliane et ses petites filles puis Patricia et Mylène. Toutes ces rencontres apportent un peu de fraîcheur dans cette fournaise. Les conditions de courses sont nettement plus difficiles que ce matin en plus de la chaleur étouffante, on retrouve les lignes droites et de la circulation. Après Doué et jusqu’à Loudun, c’est l’enfer même pour nous les suiveurs. Il est très difficile de ravitailler Serge dans ces conditions. Il peine en cet fin d’après midi et décide d’anticiper la pause du soir à Vaon soit 77 km après le départ de St Georges. Il souffre de légères diarrhées, jamais les bienvenues dans le cas de grandes chaleurs et nous veillons à la déshydratation qui peut survenir à tout moment. Après un léger repas et un petit repos d’une ½ heure il repart. J’avoue qu’il faut du moral et une force mentale pour reprendre la route car la température n’a pas encore baissée et la fatigue de la journée est là.. A l’entrée de Loudun, il est 22H30 et nous perdons Serge qui fera un petit détour. La vigilance commence à diminuer avec la fatigue qui gangrène nos esprits et Serge est épuisé mais il a encore l’énergie de manifester son mécontentement. La tension monte. Heureusement, avec la tombée de la nuit, la circulation diminue, on retrouve une petite route la D14 et surtout la fraîcheur est enfin de retour. Notre coureur ne lachera rien sur son plan de marche pour atteindre les 103km depuis le dernier arrêt de bivouac de St Georges. On s’arrête vers 1h15 sous un arbre au coin d’un champ à Mont sur Guesnes (KM 330 du Road Book) Joel
Merci à Paty pour sa jolie photo du jour qui montre combien Joël et René sont attentifs et concentrés. Ils veillent sur leur coureur.
A noté qu’il y a eu 3 abandons supplémentaires. Il ne reste plus que 15 coureurs sur les routes de la Mil Kil. Alexandre Forestieri, le grand favori semble être en tête, tutoyé de près par Christian Efflam (source : position des coureurs sur yanoo.net)
2009-08-19
Mil Kil: Taillis à St Georges sur Loire 17 août
Après une courte nuit, le réveil nous rappelle que nous avons un objectif. Serge a quelques séquelles de la journée d’hier, son visage affiche un peu d’inquiétude. Il veut profiter de la fraîcheur matinale. Dès 6h22, les « running » aux pieds, il prend la route tout d’abord en marchant afin de chauffer les muscles et rapidement la marche se transforme en petit footing et voilà, la machine est lancée. Encore quelques kilomètres en Bretagne puis nous entrons en Mayenne pour une trentaine de kilomètres. Le parcours est moins vallonné jusqu’à la traversée de la Loire, nous serons sur de grandes lignes droites avec un flot de circulation important. La vigilance est de rigueur. Après une journée de course, les écarts se sont formés et nous ne voyons plus les autres concurrents au nombre de 18 après un premier abandon. A la pose de midi, le premier marathon de la journée est bouclé Serge est concentré sur sa course, et malgré une courte nuit, ne veut pas se reposer. A peine son café avalé, il repart. Le soleil s’est invité sur le parcours entre la fraîcheur normande dont nous parle Laure et la canicule Lyonnaise évoquée par Michèle la femme de René. La température est telle que nous multiplions les ravitaillements plus pour l’hydratation que pour l’alimentation. Serge pour rompre la monotonie de ces longues lignes droites et de cette circulation incessante écoute de la musique sur son MP3.
En milieu d’après midi, on quitte la Mayenne et nous entrons dans le Maine et Loire. Nous passons le kilomètre 200 à 18h à hauteur de Marans (Photo ci-jointe). Après 80km de course, Serge s’octroie une pause d’une ½ h après le repas du soir pour une petite sieste. Il repart vers 20h30. La température a baissée, la circulation a diminuée ce qui rend les conditions de course plus agréables. Il fera encore 20km avant de s’arrêter pour dormir à St Georges sur Loire. Distance parcourue = 102 km.
Joël
2009-08-18
Mil Kil : St Malo-Taillis 16 aôut
Par un petit matin frisquet, dès 7h30 du matin, les coureurs se rendent sur la ligne de départ Les yeux encore plein de sommeil et avant le coup d’envoi, les appareils photos crépitent entre les encouragements mutuels. La tension se lit sur le visage des coureurs mais aussi des suiveurs
-8h00, aux pieds des remparts de St Malo le départ est donné. Chacun s’élance un peu soulagé. Serge par tranquillement et prudemment. Les 6 premiers kilomètres seront courus en groupe jusqu’à la sortie de la ville. Les conversations vont bon train - la course est lancée. Au loin, on aperçoit déjà le somptueux Mt St Michel. Serge se sent à l’aise dans les Polders, il profite du paysage. A 13h, le premier marathon de la journée est couvert, l’occasion d’un arrêt pour une pause déjeuner. On ne traîne pas sachant que l’après midi sera beaucoup plus mouvementé à l’approche du Mont Saint Michel envahit en ce week end de fête. Pour des raisons de facilité, René prend le vélo pour accompagner Serge et moi, je fuis la foule avec le camping car par de petites routes. Les coureurs retrouvent un peu de sérénité en fin d’après midi. Le 2eme marathon du jour est couvert à St James vers 18h suivi d’un deuxième arrêt pour dîner à 20H00 qui ne durera que 25 minutes. A 22H00, les 100 premiers km sont atteint mais Serge décide en ce premier jour de prendre un peu d’avance sur son plan de marche sachant que personne n’est à l’abri d’un jour sans ….. et il dépasse Fougères. Nous passerons la nuit sur un parking à Taillis (Km 125 du Road Book) en compagnie de 2 autres véhicules de la course. Serge rejoint le camping car à 01H40 du matin. Le reste de la nuit sera réservé à un repos bien mérité jusqu’à 6H00 du matin.
Joël Richard
Position de tous les participants sur www.yanoo.net - mise à jour quotidienne
2009-08-17
J-1 du départ de la Mil Kil
L’ensemble des équipages « coureurs et suiveurs » est réuni à St Jouan des Guérets à quelques kilomètres de St Malo pour y accomplir les formalités d’usage. Avant le traditionnel briefing, un buffet est organisé. C’est un grand moment d’échanges et de convivialité. Lors du briefing, les consignes de sécurité nous sont rappelées, nous survolons le road book pour mettre en exergue les points particuliers et nous abordons les différentes procédures de pointage et de contrôle. Nous écoutons tous la bonne parole au milieu de ce parterre d’athlètes ayant des palmarès éloquents. Les suiveurs, pour les coureurs qui ont la chance d’être accompagnés n’en perdent pas une miette car leur rôle est important sur cette épreuve. Serge sera accompagné par René Girard son petit cousin et moi-même, les fameux « Dupont » de Paris –Tokyo sont de retour.
Serge est serein, détendu et attentif à tout ce qui se dit. Après cet échange, nous rejoignons l’hôtel pour élaborer le plan d’action des jours à venir. La journée de demain sera certainement dense avec un passage au Mont Saint Michel en ce week-end de 15 août. Cette première journée nous permettra également de caler le rythme des ravitaillements et essayer un découpage de journée entre pauses repas et course. L’objectif de Serge : courir 100km quotidiennement tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un entraînement car le départ du Tour d’Europe aura lieu dans 2 mois, il faut se préserver d’une quelconque blessure.
Nous ne traînerons pas ce soir en bord de mer malgré un magnifique coucher de soleil et les conseils d’amis de faire la promenade sur les remparts de Saint Malo. Nous devons faire une bonne nuit avant de se lancer dans l’aventure tous conscients que sur les 10 prochains jours nous ne dormirons pas beaucoup à bord du camping car que nous ne quitterons pas jusqu’à Sète. Demain dimanche rendez vous à 7H30 sur la ligne de départ pour un départ effectif à 8H00.
Voici
quelques informations sur le parcours car vous êtes nombreux à nous
demander où et quand Serge passera dans vos régions et si il est
possible de venir courir à ses côtés.
Pour répondre aux deux premières : Où et Quand ?
La France Métropolitaine compte 22 régions (dont la Corse), Serge
devrait traverser ou toucher 20 d'entre elles sur son parcours en
France qui comptera 3 mois de course et un peu plus
de 6000km.
Premier opus du 17 octobre au 24 novembre de cette année, Serge traversera les régions :
Ile de France (Nord ouest), La Normandie Haute et Basse, La Bretagne,
Les Pays de Loire, Le Poitou Charentes et enfin l'Aquitaine avant de
rejoindre l'Espagne.
Le second opus débutera à la mi janvier avec une première ville étape
le 16 janvier à Toulouse pour rejoindre Nice fin janvier avant de
toucher l'Italie.
3 régions françaises seront traversées : le Midi-Pyrénées, Le Languedoc-Roussillon et la Provence-Alpes-Côtes d'Azur.
Le troisième et dernier opus français qui clôturera ce Tour de l'Union
Européenne verra Serge surgir du Tunnel sous la Manche début septembre
2010 pour 6 semaines :
Nord - Pas de Calais, la Picardie, la Champagne Ardenne, la Lorraine,
l'Alsace, la Franche Comté, le Rhône-Alpes, l'Auvergne, le Centre, la
Bourgogne,
l'Ile de France.
Pour répondre à la dernière question : Serge vous attend sur la route à venir partager quelques foulées avec lui.